Je n'oublierai jamais tes larmes le jour où je vous ai et je t'ai abandonné. Ton déchirement m'a rendu impuissant. Un seul baiser en te promettant que tout ira bien, que mon retour sera plus précoce que prévu ne change rien au coup que j'ai pu prendre. Et pourtant, il y a encore quelques mois, ces moments difficiles me semblaient impensables...
Les premiers jours, tout le monde se découvre. Tu me parais comme une fille intelligente, mûre, drôle et mignonne. Mais j'étais très loin de me douter qu'une amitié si forte entre nous deux pourrait s'établir. Avec du recul, il me semble que je n'ai guère du te donner une excellente impression de moi. Pour tout dire, si notre professeur de Français ne nous avait pas placé l'un à côté de l'autre, sans prétention, je pense que j'aurai été juste un ami de ta classe. Mais aujourd'hui, on sait tous deux que c'est bien plus fort que cela. Et pour cela, je respecte notre professeur de Français. Au commencement, c'est plutôt la timidité qui ressortait. Mais peu à peu, en n'apprenant à se parler, nous avons découvert que nous étions d'accord sur beaucoup de choses et je dois avouer que j'avais un certain talent pour te faire rire. Mais il faut avouer qu'en dehors des cours de Français, nous n'avions pas véritablement de relation. Au fil du temps, nous sommes devenus très complices. J'étais devenu ton confident, je te conseillais sur tous tes problèmes de tout type. Et tu me le rendais assez bien. Pas un seul cours de français sans entendre "Yohan! Arrête de discuter avec Cécilia!". Un soir, tu m'as avoué que tu m'appréciais. C'est vraiment là que tout a commencé. On parlait de tout et de rien, on délirait sur un rien. Mais avec du recul, je me dis que ces bons moments sont beaucoup trop courts...mon départ n'aidant pas. J'ai l'impression d'avoir loupé pas mal de choses avec toi. On aurait pu faire en quatre mois, ce que nous avions fait en un! Tellement de moments extraordinaires mais là aussi, si peu de place. Et puis ce dernier jour s'est approché inlassablement...Au fur et à mesure que le temps nous rapprochait de 16h10, au fur et à mesure que nos pas nous rapprochait de la sortie du lycée, ton fantastique sourire a disparu pour laisser place à des larmes, qui ne cessaient de s'écouler de tes yeux...Des sourires, un baiser, des larmes, un réconfort...Je tins ma parole: deux mois plus tard, je passai un excellent moment avec toi et Julien, qui a repris mon flambeau à tes côtés: un ciné annulé, des rires, parfois diaboliques, des Johanna partout, ta grande soeur, des hamburgers ou des paninis nutella. La semaine suivante, tu ne pus venir mais avoir passé rien que trente minutes à tes côtés, me fit très plaisir. Cécilia, sache que je ne t'oublierai pas, que tu es une de mes meilleures amies, et pourtant je ne connais que depuis réellement octobre...On se reverra à Pâques en ville ou cet été sur un playground de basket ou devant une Wii chez Julien...Kévin ne sait pas la chance qu'il a...Une dernière chose: j'espérais que des larmes de bonheur ou de nostalgie s'écoulent de tes yeux en lisant cet article: j'espère que c'est réussi...
Ton Yoyo d'Amour
